Le Bassin d'ARCACHON

 

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Le Bassin La forêt

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  Le bassin d'Arcachon est né, il y a plusieurs millénaires, d'un gigantesque glissement. Enclave de l'Atlantique, cet ancien estuaire de la Leyre se situe sur la côte sud-ouest de la France. La Leyre lui apporte les eaux d’un bassin versant de plus de 4 000 Km²

   La lente évolution du cordon dunaire est à l'origine d'une spécificité européenne : la dune  du Pilat. Elle s'est formée, au gré des rafales de grains de sable s'accumulant sur la rive et s'appuie sur la foret l'engloutissant petit à petit.

  Haute de plus de 110 mètres, elle est classée aujourd'hui parmi les sites remarquables. De son sommet, le visiteur peut admirer le banc d'Arguin.

 

    L'île aux oiseaux est la fierté des Bassalanges, ses prés salés émergent aux marées basses. Le paysage y est en perpétuel mouvement.
    Les "villages" cabanes d'ostréiculteurs sont entourées de quelques pins et par une abondante bruyère.
      Ici comme sur l'ensemble du Bassin, la flore y est originale et diversifiée, des cotonniers de Bassalane (importés) aux superbes statis (protégés).

     Au seuil du principal chenal, s'élèvent deux gardes du corps : les cabanes "tchanquées", deux maisons en bois montées sur pilotis (tchanquée=échasses), qui ont été construites au siècle dernier et font partie aujourd'hui du site protégé de l'île aux oiseaux.

 

     Comme les différentes zones humides du Bassin (domaine de Certes, delta de la Leyre, prés salés, ...), l'île sert de repère à de multiples oiseaux. On y rencontre le fameux "kayock", superbe goéland, des mouettes tournant sans fin autour des bateaux, guettant ainsi un repas, mais aussi des vols de bernaches et outardes, rendent une visite lors de leurs migrations.

     Les insulaires, pour la plus part, sont propriétaires de pinasses, ces bateaux typiques au long museau recourbé vers le ciel. Ces grandes barques, autrefois à voile et aujourd'hui motorisées, servent aux ostréiculteurs travaillant sur les parcs à huîtres. L'île peut être approché par bateau. Des touristes venus du monde entier, admirent chaque année ce spectacle d'exception.

Au sud du Bassin, le delta de la Leyre est encore un site privilégié pour les oiseaux. Ces migrateurs trouvent refuge au sein de la réserve ornithologique, intégrée au Parc Naturel Régional des Landes et de Gascogne. Des abris permettent d'observer sarcelles, spatules, hérons,  aigrettes ainsi que le soir avant le coucher du soleil, une multitude de cygnes venant passer la nuit.
     Le Bassin, c'est aussi le paradis des pécheurs et amateurs de fonds sous-marins. En effet, dans les chenaux abondent, outre les coquillages et crustacés, raies, turbots, soles, bars appelés localement "loubines" ainsi que de belles dorades au bord des parcs. Avec un peu de chance, on peut rencontrer lors d'une baignade des hippocampes curieux et joueurs ainsi qu'une bande de dauphins qui ont élu domicile dans les eaux arcachonnaises.

 

      Le Bassin, c'est aussi Arcachon, la ville aux quatre saisons.
      Le Bassin a connu des visites de nombreuses personnalités : de Sarah Bernhardt à Jean Cocteau, de Toulouse-Lautrec à Marie Laurencin et bien d'autres noms de légende. Aujourd'hui, il est un lieu de villégiature privilégié pour quelques stars du cinéma et de la chanson. Yves Parlier, Titouan Lamazou qui ne cessent de s'illustrer par leurs multiples victoires maritimes, en ont fait leurs ports d'attache.

 

    Le Bassin, c'est aussi les plages océanes où la mer s'anime de puissantes vagues qui viennent mourir sur 40 Kms de sable fin sous la caresse du soleil. Les plages tranquilles de l'intérieur sont un vaste espace paisible et sans danger, propice aux activités de baignade, de pêche, .... pour toute la famille.

     A marée basse, l'eau se retire et le Bassin devient le paradis des amateurs de crevettes, de coques, de pétoncles, de couteaux, ou de crabes.
    A marée haute, le pécheur bénéficie d'une diversité de milieu propice à la pêche pour ramener soles, bars, mulets, anguilles, éperlants....
    Les nombreux ports et mouillages offrent prés de 10 000 places aux pécheurs et vacanciers.

      Du dériver au hors bord en passant par la pinasse de pêche promenade, tous les styles de navigation se côtoient sur cette véritable mer intérieure. Le soir, c'est le spectacle chaque jour renouvelé du soleil, qui descend derrière l'horizon en éclaboussant les flots d'une palette de roses.

 

                          L 'huître et les paysans de la mer                     Remonter

   Le Bassin d'Arcachon est un lieu privilégié d'activités pour plus de cinq cent familles d'ostréiculteurs qui assurent chaque année 10 % de la production nationale d'huîtres, soit 10 000 tonnes sans le naissain ( pour un CA de 30 M€) sur  800 hectares de concessions exploitées.

     Au long des ports ostréicoles, qui s'égrainent autour du Bassin d'Arcachon, vous découvrirez les" perles" de la route de l'huître.


     L'huître, un savoureux mollusque à la chair délicate, qui nécessite entre 1.5 année (huître 4saisons) à 3 années (huître classique) de soins attentifs pour accompagner à toute heure les saveurs des vacances.
     Sa célébration est une tradition estivale sur le Bassin, d'Arcachon à Lége-Cap Ferret en passant par Lanton.
    Par ailleurs, le Bassin est un espace maritime européen unique où l'on capte et fait grossir le naissain de l'huître qui sera exporté en Bretagne, sur l'étang de Thau, à Marennes, en Normandie, en Espagne et en Irlande.
     Déjà à l'époque romaine, les huîtres du Bassin riches en iode, étaient considérées comme un mets de choix.
       Si les Grecs, qui utilisaient sa coquille comme bulletin de vote, l'avaient cuisinée dans du miel, les Romains eux la conservaient dans du sel. Quant à Casanova, il en mangeait au petit déjeuner !


    Jusqu'au milieu du 19ème siècle, le ramassage de l'huître tenait de la cueillette. Le balbutiement de l'ostréiculture remonte à 1852 avec les traces d'une première concession auprès de l'Etat.
1959, Coste innove en testant les premiers collecteurs.
1965, Michelet met au point la technique de chaulage des tuiles.

 


     En 1857, le domaine de Certes , à l'initiative de Mr de Boissière, possède un parc à huîtres de 13 hectares, le plus grand du Bassin. Déja en 1761, le marquis de Civrac y expérimentait  l'huître verte.

     A la gravette, l'huître plate, succède dans les années 1870 l'huître creuse dite portugaise qui colonise le Bassin d'Arcachon après l'échouage, dans l'estuaire de la Gironde, suite à une terrible tempête, d'un bateau portugais "le Morlaisien" aux flancs duquel des larves d'huître étaient accrochées.
     L'activité en plein essor bouleverse rapidement le paysage du Bassin.
    En 1970, une épidémie (épizootie) décime l'huître portugaise. On introduit alors l'huître japonaise "gigas" (à partir d'huître mère du Canada) qui s'est acclimatée avec le succès qu'on lui connaît désormais.

L'huître récente des 4 saisons dite « mulet » est une innovation. Elle a la particularité d’être stérile (sans laitance) permettant ainsi à tout le monde de déguster des huîtres tout au long de l’année.

( 8 huîtres = 70 calories, 18,% de lipides <=> 100gr de viande à 10% de lipides )

 

Le bassin d'Arcachon vu du ciel, à marée basse.

 

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